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Historique de l'ordinateur
L'informatique a déjà envahi la plupart des activités humaines. On lui fait appel, peut-être sans le savoir, ne serait-ce que par sa montre digitale, sa machine à laver, le guichet automatique de sa banque, son automobile, etc. L'informatique, pour la plupart d'entre nous, n'est visible que depuis une vingtaine d'années. En effet, avec l'apparition de la micro-informatique nous nous rendons bien compte de la place de plus en plus grande qu'occupe l'ordinateur dans la vie de tous le jours.
Toutefois, ce n'est que la pointe de l'iceberg, pouisque la plupart des grandes innovations en matières d'informatique se passent encore au niveau des grandes entreprises et de leur laboratoire de recherche. L'évolution des ordinateurs a été rapide, et l'est encore. Elle a été si rapide que plusieurs ont été pris par surprise et n'on jamais su s'adapter à ce changement fondamental.
Et cepandant, depuis le milieu des années soixante, la plupart des grands concepts de l'informatique avaient déjà été dégagés. Ces concepts étaient l'aboutissement d'une lente évolution intellectuelle et technologique commençée très tôt dans l'histoire de l'humanité.
De tout temps, l'homme a toujours cherché à faciliter les tâches répétitives et ennuteuses. La tâche de calculer n'y échappe pas. Depuis l'invention des nombres, on a tenté de simplifier le calcul par divers moyens. On pourrait remonter, à titre d'exemple, au fameux boulier chinois.
Les balbutiements mécaniques
Les historiens sont généralement d'accord pour admettre que la première machine à effectuer des additions et des soustractions de façon autonome fut créée par Wilhem Schrickard (1592-1635), professeur d'astronimie à l'université d'Heidelberg. Inspirée des mouvements d'horlogerie chinois, elle fut construite en 1623.
Indépendamment de Schrickard, qu'il ne connaissait probablement pas, Blaise Pascal (1623-1662) créa en 1643 une machine apelée la "Pascaline", qui effectuait non seulement des aditions et soustractions, mais également la convertion des monnaies de l'époque (livres, sols, deniers, etc.).
Il faudra attendre jusqu'en 1673 afin de voir la création d'une machine pouvant effectuer les quatre opérations mathématiques de base. C'est l'astronome Gottfried W. Leibniz (1646-1716), afin de faciliter les calculs astronomiques, qui mis au point cette historique machine.
Les trois appareils précédents n'ont guère laissé de descendance directe. Mais leurs créations furent suivies par toute une lignée de machines à calculer.
La machine de BABBAGE
L'essai fait par Charles Babbage (1791-1871) pour réaliser une machine à calculer est déterminant dans l'hidtoire. Astronome et passionné de technologie (nous sommes à l'aube de l'ère industrielle), il est grandement attiré par les automates (ancêtres de nos robots actuels). Lors d'un voyage en France, il est fasciné par le métier à tisser de Jacquard. Cette machine pouvait tisser des fibres aux motifs des plus complexes à l'aide de cartes perforées.
Babbage chercha à utiliser ces deux technologies afin de créer une machine pouvant non seulement effectuer les quatre opérations de base, mais aussi les opérations les plus compliquées de l'analyse mathématique. Il conçut cette machine en 1833. Ce qu'il y a de remarquable dans cette machine, c'est qu'elle prévoyait des éléments fondamentaux que l'on retrouve dans nos ordinateurs actuels, soient:
- une unité arithmétique et logique
- une mémoire
- une unité de commande
- une unité d'entrée et de sortie
Le support de communication était des cartes perforées et le système jouissait d'un principe de fonctionnement numérique, montrant ainsi la voie aux ordinateurs.
L'intuition de Babbage était remarquable, mais sa machine, trop ambitieuse pour la technologie de l'époque, ne fut jamais réalisée entièrement.
Le premier calculateur électro-mécanique
Inspiré des travaux de Babbage, c'est H. Hollerith (1860-1929) qui créa la première machine électro-mécanique (de petits moteurs électriques actionnaient le mécanisme). Responsable du recensement américain de 1890, il inventa en 1893 une machine pouvant traiter toutes ces données (nom, âge, profession, état civil, etc.). Il est le premier à avoir introduit la notion de CODE dans ce type de machine. Étant obligé de manipuler des données alphanumériques, il las codifia NUMÉRIQUEMENT. Il suffisait d'encoder les données sur des cartes perforées pour le traitement et, par la suite, de décoder ces données afin de produire les rapports.
C'est en 1912 que la Tabulating Machine Company, fondée par Hollerith, se spécialisera dans le développement de machines mécanographiques de traitement de données. Après la première guerre mondiale, plus précisément en 1924, la compagnie change de nom pour la International Business Machine, mieux connue sous le nom de IBM.
En 1944, pour les nombreux besoins de la guerre mondiale, Howard H. Aiken (1900-1973) et ses associés de l'université de Havard (avec le support de la compagnie IBM), réalisera le Mark I. Une machine capable de traiter les nombres décimaux.
La première machine électronique
L'ENIAC est considéré comme la première machine électronique de calcul. Réalisée en 1946 par John W. Maulchly (1908-1980) et J. Prosper Eckert, elle introduisait l'utilisation de tubes à vide (des diodes).
Ce calculateur était constitué de 18 000 diodes de 16 types différents, 70 000 résistances et 6000 commutateurs. Il pesait près de 30 tonnes et occupait une surface au sol de 160 mètres carrés. Tout un défi pour le faire fonctionner! En effet, cet appareil consommait plus de 150 kilowatts d'électricité (de quoi chauffer un immeuble) et brûlait environ 19 000 diodes par an.
À partir de ce moment, l'évolution des ordinateurs sera fulgurante. Quatre grands facteurs seront recherchés dans l'amélioration de ce type de machine:
1) La réduction de chaleur dégagée par ces appareils;
2) La réduction du volume de ces machines;
3) L'augmentation de la vitesse d'exécution;
4) L'augmentation de la fiabilité des appareils.
Première génération (1950-1959)
La machine considérée comme le premier ordinateur est l'UNIVAC 1. Entièrement autonome pour l'époque, elle avait la caractéristique particulière de posséder des diodes miniatures (lampe donr la mise en marche est presque instantannée). Cette caractéristique technologique marquera les ordinateurs de la première génération. L'UNIVAC 1 fut construit en 1951 et mis en marché par les créateurs de l'ENIAC.
En 1955, IBM réagit en créant son MODEL 650. L'attrait majeur de cet ordinateur est sa performance, plus de 2000 additions à la seconde. Très rapidement, de nombreuses autres compagnies se lanceront dans la course technologique. Notons entre autres: BURROUGHS, HONEYWELL, RCA.
Deuxième génération (1959-1965)
Inventé en 1948 dans les laboratoires de la Bell Telephone, le transistor sera introduit dans les ordinateurs et sera l'événement technologique marquant de cette génération. C'est la compagnie NCR (National Cash Register) qui innovera dans ce domaine.
Le TRANSISTOR est un élément électronique qui, comme une diode, peut contrôler le débit d'un courant électrique. Il a la particularité de dégager peu de chaleur, réagir rapidement et est plus fiable que la diode.
Les ordinateurs de cette génération effectuaient 30 000 opérations à la seconde. La compétition étant de plus en plus forte entre les différents fabricants d'ordinateurs, on recherche le produit idéal.
Troisième génération (1965-1970)
On se sert maintenant des ordinateurs pour créer de nouveaux ordinateurs plus performants. On en arrive ainsi à la création de circuits imprimés, puis par la suite, de micro-modules. Ce pas technologique permettra de réduire de 10 fois le volume des ordinateurs de la génération précédents.
Les circuits imprimés éliminent la majeure partie du filage nécessaire, et confère une fiabilité accrue. Les micro-modules, constitués d'un ensemble de circuits miniaturisés sur plaque de silicium (transistors, diodes, résistances, etc.) vont diminuer avantageusement le volume des appareils.
Les ordinateurs de cette génération, et plus particulièrement les modèles de la série 6600 et 7600 de CDC (Control Data Corporation), ont des performances variant entre 100 000 et 1 000 000 d'opérations par seconde.
Quatrième génération (1970-...)
La démarcation entre le troisième et le quatrième génération est plus difficile à déterminer. Toutefois, l'avènement de la micro-informatique sera marquant. Bien que les ordinateurs de haut niveau atteindront une performance de 5 000 000 d'opérations par seconde, les compagnies se lanceront dans la fabrication d'ordinateurs un peu moins performants avec mémoire réduite, pour un coût inférieur (les tous premiers micros avaient 1ko de mémoire). Enfin, monsieur "tout-le-monde" pouvait acheter et utiliser un ordinateur. C'est l'explosion...
Outre les compagnies déjà citées, plusieurs autres voudront s'approprier une part du marché. Nommons entre autres: DGC (Data General Corp.), Hewlett-Packard, PHILLIPS, WANG, XDS (Werox Data System), TANDY, ICON, APPLE, COMMODORE, ATARI, et tous les faricants de clones compatibles.
Où s'arrête la quatrième génération et où débute la cinquième? Nul ne le sait vraiment pour le moment. Nous sommes encore trop près dans le temps pour fixer cette limite. Toutefois, nous pouvons relever quelques innovations marquantes depuis quelques années: l'avènement du micro-ordinateur portatif, le synthétiseur de parole, la télématique (communication à distance entre ordinateurs), et la biotique (introduction de l'informatique en biologie et en médecine).
Cette génération est caractérisée aussi par l'inondation du marché par des programmes (ou logiciels) de plus en plus performants. Comme il a été dit dans l'avant-propos, la technologie matérielle des micro-ordinateurs a peu changé depuis 20 ans. On s'est donc branché radicalement, du moins pour le moment, sur la performance optimale de l'ordinateur en créant des logiciels favorisant une interaction homme-machine de plus en plus efficace.
Que nous réserve l'avenir? Nul ne le sait, mais face à cette révolution informatique, nous pouvons nous permettre de rêver... On peut par contre prédire avec certitude que les activités humaines seront de plus en plus tributaires de l'ordinateur. Plus besoin de rechercher une information en bibliothèque, plus besoin de calculer à la main, la robotique et les ordinateurs feront de multiples tâches à notre place.
Cela aura pour effet de laisser de plus en plus de temps à l'homme pour s'instruire (ne serait-ce que pour le plaisir), de se divertir, de CRÉER, même si pour le moment la tendance est à croire que cet avènement et en même temps celui du non-emploi (plusieurs pays industrialisés n'ont pas de problème de ce type). Et qui sait, sara-t-il un facteur déterminant dans la recherche de la paix mondiale...
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Comment ça marche???
ça marche de même!
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Maintenant
Que fait-on, maintenant des vieux ordinateurs dont on veut se débarrasser parce que trop désuets??? La réponse suit. Mais si toutefois l'envie vous prend de faire un don à un adolescent chevronné qui s'amuse en apprenant l'informatique en "jouant" avec ces vieilles machines, écrivez-moi!

Extrait de l'émission "Branché" de Radio-Canada à http://radio-canada.com/tv/branche/index.html
- Sophie:
-
Pour vous brosser un portrait plus global des nouvelles
technologies, Branché a établi une collaboration avec 2
télévisions européennes soit Canal+ en France et la
télévision suisse romande. Aujourd'hui, nous vous
présentons une première collaboration. C'est un reportage
sur le recyclage des ordinateurs en Europe. Stéphane,
quelle est la situation ici au Québec?
- Stéphane:
- Dans un ordinateur, il y a des matières premières, et puis
nous Sophie comme tu le sais, au Québec, on est expert
dans le traitement des matières premières. Justement, il y a
la Noranda en Abitibi, à Rouyn qui a développé une
expertise particulière dans le traitement des déchets
informatiques. Ils en traitent plus de 12 000 tonnes par
année et puis, le plus gros client c'est la Hewlett Packard
aux États-Unis, avec qui ils ont conclu une entente de
partenariat. Qu'est-ce qu'on récupère? On récupère des
métaux, 25 % du total c'est du cuivre, mais on récupère
aussi des métaux précieux comme de l'or, de l'argent et
d'autres. Mais comme on va le voir dans le reportage, dans
un vieil ordinateur c'est comme dans le cochon, tout est bon.
Chaque nouvelle génération d'ordinateurs pousse l'ancienne
vers la sortie. Longtemps l'unique souci des fabricants fut
d'être simplement à la pointe de la technologie. Mais
aujourd'hui, face aux montagnes de carcasses qui
s'amoncellent chaque année un peu plus, il faut agir. Que
faire de ces dizaines de millions d'ordinateurs mis au
rancart? Au rythme où l'on va, la situation devient
hallucinante. On parle d'enjeux écologiques majeurs. Alors le
recyclage s'organise. Un déchet, c'est le vieux modèle dont
on se débarrasse quand le flambant neuf débarque pour
prendre sa place : rotation qui intervient tous les 5 ou 6 ans.
Pour suivre la trace du vieil appareil d'un bout à l'autre de la
chaîne de recyclage, pas question de traîner. L'ordinateur va
être dépecé morceau par morceau et chaque pièce
spécifique va être revendue à des recycleurs dispersés aux
4 vents. Un vrai labyrinthe. Ici, dans ces ateliers, on procède
au démontage des vieilles machines. Premier tri, on met de
côté les circuits intégrés et les cartes qui vont passer sans
ménagement à la moulinette. La chose ne s'arrête pas là. Il
faut maintenant séparer du lot, tout le métal. Des cartes et
des circuits, il restera enfin ces billes de résine colorée,
prêtes à être utilisées comme combustible.
Dans un ordinateur, il y a du cuivre. Comme les autres
éléments, il sera isolé, récupéré pour partir en cuivrerie et
être remis sur le marché, car rien ne se perd. Le but est
d'arriver à valoriser le plus possible chaque type de déchet.
Reste la masse, la carcasse. C'est un tout autre univers qui
attend notre ordinateur : celui du ferrailleur. Voici une de ces
caves géantes conçues d'ailleurs aussi bien pour les
voitures que pour le matériel informatique. Les carcasses
des ordinateurs sont faites de plastique et de métaux qu'il
faut donc séparer. Par aimantation, on retire tout ce qui est
ferreux. Malgré le gigantisme des installations et
l'automatisation des opérations, un tri manuel reste
nécessaire pour retirer les impuretés comme les bouts de fil
ou les papiers. C'est au tour de l'aluminium d'être mis à part
et traité. Au bout de la chaîne, il en sort une montagne de
métal prêt à repartir dans de nouveaux cycles de fabrication.
Quant au plastique, on le broie en fines particules pour
l'utiliser ensuite comme source d'énergie.
Disons-le, les arguments écologiques ne peuvent à eux
seuls inciter les entreprises à recycler leurs vieux
ordinateurs, mais en récupérant les matières premières qui
ont servi à leur fabrication, dont des métaux précieux
comme l'or et le palladium, on peut toujours extraire pour
une ultime fois, un profit tangible de ces machines devenues
autrement inutiles.
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