Archive for the 'Vélo' Category

Les Échanges Parc-Pins

Lundi, septembre 24th, 2007

L‘Arrondissement du Plateau-Mont-Royal lance un appel à tous au sujet des sites rendus disponibles par la démolition de l’échangeur Des Pins. Nous avons jusqu’au 9 octobre 2007 pour faire parvenir nos suggestions.

Je vous présente mes suggestions, et je vous invite à soumettre les vôtres, ou à commenter les miennes.

  • Construire à la fois des bureaux, des logements, et des commerces, afin de favoriser la vie de quartier et les petits déplacements à pied.
  • Aménager de larges trottoirs (pas en béton!) pour développer l’axe piétonnier est-ouest.
  • Les deux sites sont très visibles de la rue Parc, et devraient donc avoir une architecture qui sort de l’ordinaire et moderne. La hauteur des édifices ne devrait pas bloquer complètement la vue sur le centre-ville.
  • Des stationnements à vélo et des vestiaires avec douches devraient être aménagés gratuitement pour les cyclistes qui y travaillent, ou qui travaillent dans les environs.
  • Tous les locataires commerciaux devraient avoir accès à un petit quai de déchargement commun, pour de petits camions seulement (interdire les grandes remorques qui n’ont pas leur place en ville).
  • Il faut interdire le stationnement sur rue, et minimiser autant que possible le stationnement intérieur, pour favoriser l’utilisation du transport en commun, et donner de la place pour de la verdure, des piétons, et des terrasses.
  • Prévoir le passage à moyen terme d’un tramway sur Parc.
  • Aménager un toit vert avec une terrasse profitant de la vue sur le centre-ville et le fleuve.
  • Respecter la norme LEED.
  • Livrer le projet avec plan de mobilité, et le rendre public.
  • Inciter les commerçants et entreprises à embaucher des citoyens vivant déjà à proximité du site (moins de 5km) avec des incitatifs financiers (taxe à la distance?).

Festival de la voiture

Vendredi, septembre 21st, 2007

Hier, 20 septembre 2007, c’était la journée mondiale de la voiture, et Montréal a pété les records de participation. Rebèle, j’ai décidé de me déplacer à vélo, sans ma voiture.

Printemps: déchets encombrants

Mardi, septembre 11th, 2007

Je parcourais les photos de ce printemps, et j’ai trouvé celle où j’allais porter des branches à l’éco-centre:

2007-06-02-dsc_2333.jpg

J’aurais eu de la misère en vélo! Ça aurait bien rempli ma remorque de vélo, par contre.

Vivre sans voiture

Dimanche, juillet 29th, 2007

Sans peur du lendemain, j’ai découvert Vivre sans voiture, par Michael Carpentier, qui nous fait réaliser que posséder une voiture n’est pas absolument nécessaire.

Vendredi 27 juillet, 1000 vélos à Masse Critique?

Lundi, juillet 23rd, 2007

Charlie, inconditionnel des rassemblements Masse Critique à Montréal, diffusait une invitation à participer à cet événement mensuel. Comme j’ai parlé ici de ma participation le mois dernier, je fais suivre l’invitation:

27-Juillet-July-5:30PM -=- 1000 VELOS au cRitiCaL MASSE cRiTiQuE !!!
rendez-vous au PhillipSquare -=- Ste. Catherines et Union
The ride starts rolling at 6pm!

critical mass montreal: riding daily, celebrating monthly

Hello montreal bicyclists!

You and your low-riders, fixies, two-talls, roadbikes, mountain bikes, cruisers, choppers, 3-speeds, tandems, tricycles, solar-powered, recumbant, old, new, kid-sized, any and all your modes of human-powered transportation are invited to ride in the Critical Mass!

On the last friday of each month, we meet downtown, and go for a bike ride. By sticking together, we transform the busy streets into a lively and sustainable place, a momentary glimpse of what the future of our city might look like. With the hot sunny weather and the friendly presence of
BIKE POLICE, our rides in June and May were tremendously fun. It seems like the City might actually be supporting bike riders instead of giving
us tickets and fines! Now, we just wish that more of the thousands of Montrealers risk their life biking every day would join in the fun.
That’s why, this month, we’re going for a NEW RECORD! 1000 bikes in a montreal critical mass!

Imagine!

27 July
1000 bikes at the montreal CRITICAL MASS!!!
Meet at PhillipSquare, Ste. Catherines et Union at 5:30pm
The ride starts rolling at 6pm!

more info about corking, radio, video + photos from past rides:
http://masse-critique.org

Paris opte pour « Moins de pollution pour davantage de fluidité. »

Dimanche, juillet 15th, 2007

Joan m’a rappelé que c’est aujourd’hui que les parisiens commencent à utiliser plus de 10 000 vélos en libre-service. On peut lire dans Le Figaro:

Des Champs-Élysées à Montmartre en passant par Montparnasse, La Villette ou encore le Châtelet…, tout semble avoir été mis en oeuvre pour quadriller l’ensemble des lieux stratégiques et touristiques. Une sorte de toile d’araignée géante tissée à proximité des transports en commun (métro, bus, tramway) et des gares. Un maillage basé sur l’intermodalité qui permettra aux usagers de reposer leur bicyclette, 24 heures sur 24 et sept jours sur sept, dans l’une des 750 stations - il y en aura 1 451 d’ici à fin 2007 - installées à moins de 300 mètres les unes des autres.

Le Figaro n’est pas le seul à en parler! Le sujet intéresse beaucoup, et les médias français mettent le paquet. À quand Montréal?

Le Monde

Libération

Le combat d’un cycliste

Samedi, juillet 14th, 2007

Rue Jean-Talon, intersection Pie-IX

Descendant de mon vélo, j’ai eu envie de parler de ma ballade, et j’ai répondu à Anarcat, qui se remettait en 2005 d’une violente attaque de smog et de chaleur:

Depuis qu’il fait beau, je fais chaque jour à vélo les 5 km qui me séparent du travail, et c’est un combat constant contre les voitures. Juste aujourd’hui, pour aller faire renouveller mon permis de conduire (ironique!) je me suis fait faire un show de crissement de pneus par une grosse cylindrée pour me dire de me tasser, et un autre a viré histérique en faisant des grands gestes en devenant un danger public parce qu’il ne regardait plus en avant: il aurait pu frapper quelqu’un à contre-sens. Celui-là, comme je m’en doutais, je l’ai rejoint 30 mètres plus loin au feu de circulation, et j’ai tenté de lui faire retrouver la raison. Il m’a dit de me tasser, parce que je me ferais du mal. Pourtant, c’est LUI qui pourrait me faire du mal! Sans compter son échappement qu’il me fait respirer…

J’ai décidé d’en faire un combat, de rappeler aux automobilistes que j’ai le droit de circuler, autant qu’eux! Il y a trop peu de voies cyclables pour que je puisse m’y rabattre, alors je dois prendre ma place sur la rue.

Je prends peu de risques, toutefois, car je suis peut-être fou, mais je ne suis pas con! J’ai réalisé lors d’un voyage de cyclotourisme qu’en circulant le plus à droite possible sur une route étroite était plus épeurant que de circuler en plein milieu de la voie, même lors qu’il y a seulement une voie dans chaque sens.

J’ai compris que les automobilistes me voient de loin, et voyant leur voie bloquée, ralentissent et attendent que la voie en sens inverse soit libre pour me dépasser. Résultat? Je roule à mon aise, et les voiture me doublent à 40 ou 50km/h au lieu de 80 ou 90km/h.

Depuis cet été, j’applique cette découverte à Montréal. Je circule principalement sur Jean-Talon, où il y a deux voies et demie. La première voie, à gauche, est occupée à 80% par des voitures stationnées. La seconde, tout à gauche, est la voie préférée des automobilistes.

Entre les deux, une voie qui n’existe pas en théorie, mais qui sert en pratique à dépasser une automobile par la droite, enfreignant du coup le code de la route, et risquant de happer un passager ou un conducteur qui entre ou sort de sa voiture. Comme cycliste, je roule dans cette demi-voie, à plus d’un mètre des voitures stationnées pour éviter de me faire “porter” (dooring).

Quand je traverse une intersection, il se passe souvent 30 secondes pendant lesquelles il n’y a aucune voiture de stationnée, et où j’ai l’air d’être simplement au milieu de la rue. Je refuse de me tasser pour de courtes distances, car je prends le risque de me faire frapper en changeant de voie, parce que je suis sorti du champ de vision des conducteurs.

Depuis que j’applique cette conduite, je me sens en sécurité, et mes sorties sont plus agréables. Je dois souvent m’expliquer aux automobilistes, mais c’est un moindre mal.

J’ai couché sur l’asphalte

Vendredi, juin 29th, 2007

Masse Critique Montréal, 29 juin 2007

Le 29 juin, dernier vendredi du mois, j’ai participé à la fête Masse Critique de Montréal, qui est une ballade collective à vélo:

La Masse Critique est un évènement qui se déroule dans des centaines de villes en Amérique du nord et a travers le monde le dernier vendredi de chaque mois, été comme hiver, au soleil ou sous la pluie. C’est une grande randonnée collective à vélo dans les rues du centre-ville de Montréal; une fête ambulante ouverte aux gens de tous âges et de toutes capacités physiques.

Il y a d’innombrables raisons pour s’y joindre: manifester pour les transports durables, circuler dans la ville sans le danger habituel des véhicules à moteur, pour re-imaginer l’usage de l’espace public. Mais pour vraiment comprendre pourquoi la Masse Critique est tellement amusante, il suffit d’y participer!

Comme à l’habitude, le départ était au Square Phillips, plein centre-ville. L’heure de ralliement est 17h30, mais le départ n’a résonné que vers 18h30, alors j’ai pu voir les gens arriver et jaser un peu avec d’autres fêtards. J’y ai rencontré Élise, Simon, et une vendeuse de macarons (sorte d’épinglette, pour les français qui me lisent!).

Plusieurs personnes installaient des drapeaux à leur vélo, d’autres mangeaient simplement un lunch. Car la randonnée fut plus longue que je pensais! C’était mon premier Masse Critique, et j’ai porté plus d’attention au déroulement qu’à autre chose. C’est comme un tour de l’île, mais plus petit, et on ne sait pas à l’avance où on va. Des policiers à vélo nous aidaient à bloquer les intersections où nous traversions, mais il n’y avait pas de zones de ravitaillement. Par contre les gens qu’on croisait nous encourageaient comme au tour de l’île. Je ne suis pas sûr s’ils savaient pourquoi on se promenait, mais ils avaient l’air d’aimer notre fête!

Parfois on s’arrêtait au milieu d’une intersection et tout le monde levait son vélo dans les airs, histoire de bien s’affirmer. Nous ne bouchons pas le traffic, nous SOMMES le traffic! D’autres scandaient: “L’auto ça pue, ça tue et ça pollue!”, ou “Vive le vélo… libre!” sur l’intonnation du général de Gaule.

Nous avons aussi fait deux ou trois “die-in“, où nous nous étendons au milieu de la rue comme si nous avions étés frappés par des voitures. L’expérience en vaut la peine. Je voyais le ciel et l’asphalte, et après l’excitation du moment, j’ai passé la minute qui a suivi à réaliser que j’étais bel et bien couché par terre, au beau milieu d’une intersection. Heureusement, j’avais tous mes morceaux, moi.

Ça me rappelle Richard Desjardins qui disait: “c’est l’histoire d’un gars qu’était tellement down qui sentait l’asphalte”…

L’aventure a pris fin au parc Lafontaine, où nous nous sommes dispersés dans les sentiers. Il est resté un groupe qui s’est assis par-terre et j’ai pu discuter avec d’autres gens, comme Sophie qui travaille en journalisme et qui est très militante. Elle connaît des gens chez Koumbit et m’a demandé de passer une invitation à un centre de médias indépendants à Montebello pour couvrir le partenariat pour la sécurité et la prospérité entre le Canada et les États-Unis. Le site psp-ppp.com est en réalité une parodie du site officiel.

Voilà! C’était mon petit compte-rendu de mon premier Masse Critique. J’espère que vous vous joindrez à moi le mois prochain. Sophie a proposé que je m’occupe d’apporter de la bouffe pour relaxer dans le parc après cette belle randonnée…

Vive la Vélorution!

Continuez en visitant mon album photo.

Un monte-vélo

Lundi, mars 12th, 2007

Yannick m’a invité samedi à une soirée pré-électorale où nous avons parcouru le programme de chacun des partis politiques du Québec. Le vélo suspendu dans son corridor a évidemment suscité de la curiosité.

Il s’agit d’un système permettant de soulever le vélo pendant qu’il ne l’utilise pas. Il avoue qu’il prend encore un peu de place, mais en soulevant la pédale, on arrive à passer sous elle sans se faire mal :)

Il nous a fait une démonstration.

Séance d’information sur le projet de la gare d’Outremont

Vendredi, mars 2nd, 2007

La maquette servant d’illustration pour le projet de développement de l’Université de Montréal sur le site de la gare de triage du Canadien Pacifique à Outremont, soumis à l’Office de consultation publique de Montréal.

Ce soir se tenait une scéance d’information à deux volets: l’Université de Montréal a d’abord présenté son projet, puis le public pouvait poser des questions. Ces questions devaient viser uniquement à obtenir de l’information, et non pas à exprimer un opinion. Malgré que la consigne était très claire, il m’a semblé que la presque totalité des intervenants avaient beaucoup de mal à se limiter à des questions.

Les plus fortes critiques soulignaient le peu de changement quant à l’isolation de l’arondissement Parc-Extension de celui d’Outremont, malgré la passerelle proposée dans le prolongement de l’axe de l’avenue Wiseman.

Un représentant de Vélo-Québec a demandé des précisions quant à cette passerelle, qui corportera des ascenceurs pour les vélos, mais pas de rampe qui assurerait une connexion plus fluide. De plus, le viaduc Rockland serait préservé et il ne comporte pas de bande cyclable (la ville songe à sa réfection). Enfin, des raccordements à un circuit cyclable pan-montréalais sont possibles.

Il a été mentionné que 1000 places de stationnement souterrain seront construites, ce qui dit-on correspond à 50% de la capacité réglementaire normalement prévue pour ce type de projet. Le transport collectif sera encouragé par l’Université, qui bénéficierait d’un accès à deux stations de métro, Acadie et Outremont, de même qu’au train de banlieue par une gare éventuelle.

Côté environnemental, les constructions viseront la conformité à la norme LEED, respectée d’ailleurs par le nouveau pavillon Lassonde de l’École Polytechnique de Montréal, qui incluera notamment la géothermie, des toits verts et la récupération des eaux de pluie. Les produits de démolition des anciens bâtiments seront aussi revalorisés dans le projet.

Enregistrement audio brut (qualité médiocre): fichier 1, fichier 2