Il y avait bien 25 centimètres de neige de tombée quand j’ai quitté la maison pour aller travailler à vélo. Les petites rues sont très difficiles car la neige tapée est très épaisse, alors il faut forcer et maintenir son équilibre en dansant à gauche et à droite en obéissant à la roue arrière qui dérape. Sur les rues principales, il n’y avait que des petites bandes de neige épaisse, et malgré que ma roue arrière déviait souvent, c’était beaucoup plus facile, quoique épuisant après 5 km.
En suivant le conseil que j’ai reçu en consultant la littérature, c’est-à-dire de regarder loin devant, c’était facile de garder mon équilibre par une danse compensatoire. Je crois que le fait que j’aie beaucoup d’expérience de route avec mon vélo actuel (10 ans) m’ait aidé, car je connais bien ses réactions. Le fait d’avoir un vélo de cyclotourisme, plus stable, moins nerveux qu’un vélo de route ou de montagne, m’a peut-être aussi avantagé. Ça serait à comparer…
Toujours trop habillé, je suis arrivé en sueur au travail, mais sain et sauf. La prochaine fois, il faut vraiment que je me trouve une laine polaire moins épaisse. Le masque a été apprécié parce qu’il ventait et neigeait, mais à zéro Celcius il devient chaud rapidement, ce qui n’est pas vraiment un problème. J’avais des mitaines trop chaudes, mais ça non plus ce n’est pas un grand problème. Ça me prendrait des gants moins chauds qui couvrent ma manche de manteau pour empêcher la neige.
En tout, j’ai mis à peine plus de temps à me rendre au travail, malgré la grosse tempête. Les routes étaient presque désertes, probablement parce que les gens ont décidé de laisser leur voiture chez eux. La vitesse de tout le monde (moi inclu) était réduite, ce qui diminuait aussi le danger. Je n’ai pas eu peur pour ma vie.
L’expérience fût pour moi concluante: je vais continuer à aller au travail à vélo, qu’il fasse froid ou qu’il y ait tempête, tant que les rues sont déneigées un minimum. Par contre, s’il y a verglas, je ne compte pas m’y aventurer malgré mes pneus cloutés!