Archive for mai, 2008
Eau de pluie: ça pompe!
Lundi, mai 19th, 2008J’ai profité d’une belle journée ensoleillée pour faire avancer mon projet de récupération d’eau de pluie. J’ai commencé par l’extérieur pour profiter du soleil, et j’ai connecté le tuyau de pompage à un premier baril. Je suis ensuite allé au sous-sol compléter la tuyauterie, et après 6 heures de travail, l’eau a jaillit! Voyez le tout en photos.
Il me reste à connecter les deux autres barils au premier pour commencer à récupérer de la vraie eau de pluie, car ce n’est pas encore le cas. J’ai rempli un baril d’eau de piscine pour tester!
Je veux aussi ajouter un interrupteur qui arrêtera la pompe quand le niveau d’eau dans le baril est trop bas, pour éviter de pomper de l’air et d’avoir à amorçer la pompe à nouveau. Aussi, tout dépendant de l’usage qu’on en fait et de la quantité d’eau de pluie récupérée, je songe ajouter un mécanisme de remplissage avec de l’eau de l’aqueduc en cas de sécheresse. Ainsi, la pompe n’aurait jamais à s’arrêter.
Autre amélioration possible: ajouter une colonne d’air sur le tuyau de pompage, pour diminuer le coup produit quand la pompe s’arrête. Je crois que ce “toc” est dû à l’inertie de l’eau pompée, qui cogne sur la valve de la pompe quand celle-ci s’arrête. Remarquez, c’est peut-être le fonctionnement normal…
Le lendemain, comme pour me narguer, il pleut toute la journée, et je ne récupérerai pas une seule goutte de cette belle pluie de printemps.
Traverser une intersection sans y rester
Mercredi, mai 7th, 2008Comme un rat, le cycliste doit se faufiler dans la ville sans se faire écraser. Pour y arriver, il y a plusieurs trucs, un grand nombre étant répertoriés dans The Art of Urban Cycling. Ce matin, arrivé à destination sain et sauf et traversant la rue à pied, j’ai réalisé que j’étais utile au cycliste qui traversait à côté de moi.
Lorsqu’on approche une intersection à vélo, on ne peut pas voir si des voitures approchent sur la rue transversale. Il y a cependant quelques indices qui peuvent souvent nous permettre de traverser presque sans perte de vitesse. S’il y a des piétons qui traversent tranquillement, c’est bon signe, pour autant qu’ils soient dans le milieu d’une voie lorsque vous y serez aussi.
On peut aussi utiliser d’autres cyclistes, des voitures, camions et autobus. Mais attention! C’est un jeu risqué, car si vous allez plus lentement que l’autobus, une voiture pourrait passer derrière celui-ci et oh! surprise, un cycliste!
Il y a certaines situations où c’est l’inverse: traverser une intersection en même temps qu’un autre véhicule pourrait vous sauver la vie. Je pense aux intersections achalandées et rapides où plusieurs automobilistes aiment prolonger le feu jaune un peu trop longtemps. Le feu vire à vert pour vous, mais vous êtes inquiet. Mais heureusement, si une voiture s’engage en même temps que vous à votre gauche, elle devient un bouclier!
Qu’en pensez-vous? Est-ce réellement plus sécuritaire?
Automobilistes: gare aux piétons engagés!
Dimanche, mai 4th, 2008C’est la guerre, aux passages piétonniers. Cet après-midi, coin Rosemont et Pie-IX, ma famille s’engage sur un passage piétonnier pour rejoindre le Jardin botanique. Au même moment, une voiture s’engage dans la bretelle, et franchit un premier passage piétonnier vide, alors que je suis bien engagé sur mon passage bien signalisé. Voyant aucune réaction du conducteur, je ralentis un peu pour ne pas me faire frapper. Réalisant l’absence totale de réaction (la voiture rend légume), je fais un pas en avant pour frapper l’aile arrière du VUS.
C’est la guerre, je vous le dit! Mais cette guerre a ses règles, et ont a quand-même de bonnes manières et on sait négocier pour limiter les pertes de chaque côté. “Regardez avec moi, mon cher monsieur. Là-bas, derrière vous sont dessinées de larges bandes jaunes par-terre, et de chaque côté se trouvent deux pancartes bien claires. Je suis dans mon droit. Or il se trouve que si j’avais gardé le pas, vous m’auriez passé sur le corps!” La réplique fut boiteuse. L’opposant révisera sa stratégie lors des prochaines batailles, je le sens. Peut-être hésitera-t-il avant de frapper le prochain piéton. Ça va arriver, les statistiques sont là pour le prouver. La guerre sera longue.
Les policiers n’y peuvent pas grand-chose, mais ont déjà un parti-pris: ils se déplacent en automobile et n’ont pas plus de considération pour les passages piétonniers. Ils donnent des contraventions aux piétons qui traversent n’importe où, et même le maire s’en réjouit. Le bilan des morts démontre pourtant l’inverse:
- piétons tués par une voiture en 2007: 28
- automobilistes tués par un piéton en 2007: 0
Il est évident qu’il est plus dangereux de se déplacer à pied, mais est-ce acceptable? Doit-on bâtir des murs autour de chaque rue, et construire des passerelles et tunnels pour permettre aux piétons de traverser en sécurité? Ou bien doit-on vider la ville pour construire une banlieue tout aussi toxique et insoutenable? À mon avis, la seule issue est de réduire la place des voitures en ville, et ça commence par le respect des piétons et de leur vie.
Je rêve au jour où l’automobiliste que j’aurai frappé s’arrêtera pour s’excuser de m’avoir coupé le passage.