Fin 2001, un groupe dont je faisais partie a relancé Linux-Québec, au moment où Linux-Québec n’était plus qu’un vieux site web, des forums bourrés de spam, et des présentations mensuelles à l’École Polytechnique, organisées par Michel Dagenais. Nous avons travaillé fort sur le site web et les forums, nous avons réalisé et imprimé un joli signet aux nouvelles couleurs de Linux-Québec, contenant la liste complète des groupes d’utilisateurs Linux québécois.
Nous avons commencé à avoir besoin d’un compte en banque, et le 20 février 2003, Maxime Bouffard propose d’enregistrer Linux-Québec comme organisme à but non-lucratif. Le nom Linux-Québec étant trop proche de Linux-Québec Technologies, une entreprise de Québec, le nom d’AQP3L avait été proposé par Jean-Michel Dault le 27 mars 2003, pour Association québécoise pour la promotion de Linux et de l’informatique libre. Ce nom devait servir de nom légal pour le groupe responsable du site www.linux-quebec.org.
C’est lors du premier congrès québécois du logiciel libre, ou plutôt la deuxième partie, qu’on a jugé le nom AQP3L trop laid, trop “geek”, et Marc Lavallée a proposé de changer le nom pour FACIL. La charte de FACIL, élaborée par un comité issu du premier congrès, fut adoptée plus tard, lors de l’assemblée de fondation officielle. FACIL compte alors beaucoup plus de membres que le petit noyau de départ.
Depuis, une partie du noyau original de 2001 s’occupe toujours du site de Linux-Québec, mais les activités dites “Linux-Québec” font graduellement place aux activités “FACIL”. Dès la création de l’AQP3L, il était déjà question de deux groupes, un pour s’occuper de la bannière Linux-Québec, l’autre pour FACIL. Cependant, malgré que c’était clair pour moi que Linux-Québec a toujours été un site web géré par un groupe de bénévoles (nommé “groupe de relance”, AQP3L ou FACIL), ça n’est toujours pas bien compris.
Aujourd’hui, Robin Millette, un membre du conseil d’administration de FACIL, proclamme la mort de Linux-Québec avec le départ encore nébuleux de Yan Morin. Ce dernier réagit à un effort d’un deuxième groupe de relance, oeuvrant dans l’ombre pour créer un autre organisme à but non lucratif pour Linux-Québec. Ce groupe, contrairement à celui de 2001, discute en privé, en excluant les bénévoles actuels de Linux-Québec. Je suis mandaté par le CA de FACIL pour présenter une ébauche de mandat, mais la réunion change d’heure à la dernière minute et je ne peux pas me présenter. Entre temps, une réaction à ma proposition est publiée par quelqu’un qui a lu mon texte, mais qui n’a rien compris de celui-ci. Quand-même, ma proposition est rejetée sans que j’aie pu l’expliquer. Pire, tous se rallient à la réaction écrite mentionnée ci-haut. J’ai enfin l’occasion d’exprimer ma détresse, mais le départ subséquent de Yan Morin souligne l’étendue du problème.
Je trouve très dommage que le groupe de relance ait été si pressé de rejeter ma proposition, de se lancer dans la création d’un OSBL supplémentaire sans avoir d’abord démontré leur sérieux en formant un groupe solide et en réalisant quelques projets. Ma proposition visait à créer un comité au sein de FACIL, qui aurait sa propre structure de décisions, qui aurait pu réaliser quelques projets au cours de quelques mois, après quoi la création d’un OSBL aurait été envisagée. Cette proposition tient toujours. J’espère ne pas revenir bredouille à la réunion du CA de FACIL, jeudi prochain.