Archive for août, 2008

Une dose de changement

Lundi, août 25th, 2008

Je m’informe de l’actualité grâce à un agrégateur, et quand je tombe sur un article intéressant, je l’ajoute à mes signets delicious. D’ailleurs, je suis abonné aux signets d’autres personnes grâce au RSS.

Habituellement, je m’en tiens à un signet, mais ce billet de Stephen Rees, à propos d’un article dans The Montreal Gazette, m’a marqué avec ce passage:

The key to improving the transportation mess in this region is to get the transit mode share from around 11% where is has been for the last ten years up to 17 to 20%. And that means getting those willing to change out of their cars. NOTE not all of them. Just enough to double transit mode share. That means 80% are still going to be in cars. This is called realism - and it is only the first step. But we do have to finally make a serious effort to achieve that.

Acheter de la musique par internet

Mardi, août 19th, 2008

Voilà plus de dix années que j’ai commencé à numériser tous mes CD de musique. Je l’écoutais de plus en plus à l’ordinateur, et j’ai été parmi les premiers acheteurs de lecteurs de CD MP3 et de lecteurs MP3. Aujourd’hui, je vais très rarement en magasin pour acheter des CD. Je télécharge par P2P depuis longtemps, et je n’achète que ce que j’aime. Mais pourquoi irais-je en magasin si ce n’est que pour payer pour de la musique que j’ai déjà?

Et que dire des magasins de musique sur internet?

J’ai déjà été membre de E-Music alors qu’on pouvait télécharger un nombre illimité de morceaux avec un abonnement mensuel, à prix fixe. C’était bien jusqu’à ce que j’en ait fait le tour.

Puis il y a eu ces sites web où on pouvait commander des CD. Il falait sortir la carte de crédit une semaine ou deux avant d’entendre plus que l’extrait de 30 secondes. À quoi bon, si je peux télécharger par P2P et écouter immédiatement?

Devant la montée du P2P, et face à un potentiel de marché considérable, des compagnies de disque ont commencé à protéger la musique vendue par internet, pour empêcher que le MP3 acheté légalement se retrouve sur les réseaux P2P. On parle de mesures de protection technique pour la gestion numérique des droits (de l’anglais: Digital Rights Management, ou DRM).

Ces mesures de protection ne sont pas compatibles entre elles, et peuvent difficilement l’être. Ça signifie que de la musique achetée sur le Apple Store ne peut être écoutée qu’avec iTunes ou un iPod. Ça rend très difficile de faire jouer le morceau de musique dans mon lecteur DVD de salon ou dans ma voiture, par exemple.

Alors pourquoi acheter de la musique protégée, si je peux en télécharger gratuitement par P2P, sans protection agaçante?

De plus en plus de maisons de disque réalisent les désavantages du DRM, et acceptent de vendre leur musique sur internet en format MP3, de loin le format de musique le plus répandu sur les réseaux P2P.

Et devinez quoi? J’adore ça! J’ai acheté récemment chez Tacca et Starzik. En connaissez-vous d’autres?

Mais pourquoi sortir la carte de crédit quand on peut télécharger gratuitement par P2P, me demanderez-vous? Parce que je ne risque pas de voir mon téléchargement bloqué à 99% pour le reste de l’éternité, parce que les fichiers sont de qualités (sans glitch), et parce que ça télécharge beaucoup plus rapidement.

On pourrait quand-même aller plus loin, et concevoir, par exemple, un site de téléchargement P2P qui inviterait à faire un don de quelques dollars, versés directement à l’artiste ou sa maison de disque.

Québécois, on fait le ménage et on respire!

Dimanche, août 10th, 2008

Ce billet va s’adresser à un public plus large que mes lecteurs habituels. Je vais m’adresser directement aux citadens du Québec qui ont eu la chance de voyager en Europe. Vous êtes très nombreux!

Vous avez vu, comme moi, qu’il existe des villes fantastiques. Vous auriez aimé y rester plus longtemps, peut-être même y vivre, dans un rêve lointain.

Des qualités fréquentes de ces villes de rêve sont qu’elles sont agréables à visiter à la marche, parce que les constructions sont élégantes, les espaces publics bien mis en valeur, et parce que les piétons y ont la priorité.

Montréalais, quand nous prenons notre voiture, nous nous empêchons d’avoir une ville agréable à vivre. La voiture nous empêche de voir comme l’extérieur est laid. Nous nous réfugions dans un joli cocon de tôle pour nous déplacer d’une grotte luxurieuse à l’autre.

Ne serait-il pas le temps qu’on commence à faire le ménage de notre ville, et qu’on cherche à se déplacer autrement? Ça intéresserait peut-être quelques touristes, mais c’est nous d’abord qui en profiteraient!

Moi, mon rêve, c’est de voir la rue Jean-Talon accueillir un tramway d’un bout à l’autre, et d’utiliser le reste de l’espace avec un trottoir large comme trois voies, et une piste cyclable. Il n’y a pas de distinction entre la rue et le trottoir, et les piétons ont la totale priorité. Et s’il faut reculer quelques façades d’immeubles d’un mètre ou deux, qu’on le fasse malgré tout.

Je veux que la rue redevienne un lieu de vie.