Si vous n’êtes pas déjà dans la vague de l’internet “deux point zéro”, le web social, alors peut-être que c’est par Geni que vous serez conquis.
Celui qui a déjà tenté d’utiliser un logiciel de généalogie avant 2007 aura peut-être réalisé son isolement, l’ampleur de la tâche, et la difficulté de partager le résultat. Guillaume m’avait parlé de Geni en janvier, et après mûre réflexion, je crois que ça vient presque tout résoudre.
Geni est un peu comme l’encyclopédie collaborative Wikipédia, mais pour la généalogie. Vous commencez par créer votre propre fiche, puis vous ajoutez vos parents, frères, soeurs, cousins et enfants. De là, vous pouvez inviter ceux-ci à se connecter et ajouter les membres de leur famille. Par ce jeu, l’arbre prend rapidement de l’ampleur, et vous pouvez voir l’arbre résultant des ajouts de votre famille.
Mais attention, pas question de voir les arbre de gens qui ne sont pas connectés à vous, du moins pas pour le moment. Éventuellement, la majorité des gens seront reliés de près ou de loin, comme dans le site de relations professionnelles LinkedIn, où on peut voir la chaîne de personnes qu’on doit traverser pour s’adresser à quelqu’un qu’on ne connaît pas (genre: un ami d’un ami d’un ami).
Donc, après plusieurs mois à réfléchir sur l’avenir de mon wiki de généalogie, j’ai renoncé à bâtir un logiciel libre qui ferait l’équivalent de Geni. Malheureusement, Geni n’est pas un logiciel qu’on peut télécharger ou améliorer, et on ne peut pas pour le moment exporter les données, qui sont gardées prisonnières. On peut les voir et les imprimer, mais pas les sauvegarder sur son disque.
Personnellement, je trouve ça très dommage, mais j’ai un tout petit espoir que ça devienne possible. Au fond, après tant d’années à m’efforcer de bâtir un arbre généalogique à temps perdu, je suis content que Geni arrive, avec le potentiel d’inclure une majorité de la population. C’est fabuleux, il faut l’admettre, mais ça appartiendra à une corporation…