La soif des entreprises: la matrice réalisée

juillet 4th, 2006

Je viens de terminer un troisième livre dans ma virée sociologique, amorcée par la lecture d’Asimov. Il s’agit de La soif des entreprises, par Wade Rowland, traduction de Greed, Inc.: Why Corporations Rule Our World and How We Let It Happen.

Très accessible, l’auteur commence par exposer les bases historiques de l’entreprise, et surtout l’idéologie sur laquelle ses créateurs et promoteurs se sont basés pour affirmer que l’entreprise sert le bien commun, malgré l’égoïsme des employés et gestionnaires. Pourtant, les entreprises sont auteures de bien des atrocités. Rowland propose à ceci une explication solide, comme le promet le titre de l’ouvrage en anglais.

Puis il analyse le mouvement visant à considérer l’entreprise comme un individu, bénéficiant des mes droits et libertés que les humains, pour démontrer à quel point l’idée est aberrante: l’entreprise est une machine qui doit être au service de l’humanité, et devrait être asservie à des lois différentes de celles appliquées aux humains, comme l’a fait Asimov avec les trois lois de la robotique.

Mon but n’étant pas de résumer l’ouvrage au complet, je vous épargne les détails. L’auteur apporte beaucoup de matière à réfléchir, et ce n’est pas un livre qui se dévore, si on veut en retenir quelque chose. Je le conseille à tous, particulièrement à ceux qui se demandent pourquoi le monde va si mal: individualisation, consommation, pollution, rationalisation…

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4 Responses to “La soif des entreprises: la matrice réalisée”

  1. Guillaume Says:

    Est-ce que c’est le livre que tu lisait quand je t’ai rencontré dans le métro ?

    Il faudrait bien que tu me conseil un de ces livres socio-économiques que tu as lu, j’aurais bien besoin de lire autre chose que de la science-fiction… pour ma ptite culture personnelle !!!!

  2. Nicolas Marchildon Says:

    Je crois qu’il s’agissait plutôt de Éloge de la richesse, par Alain Dubuc. Voir cet article sur Cyberpresse.

  3. Le Marchildon urbain » Blog Archive » Cellulaires en accusation Says:

    [...] Troublant. Le pire, c’est qu’un centre de recherche a trouvé une solution, et que l’industrie la boude puisque ça démontrerait leur culpabilité. Ça me rappelle ma lecture de La soif des entreprises, qui expose comment des gens bien équilibrés peuvent faire en sorte qu’une entreprise cause des gestes complètement immoraux. [...]

  4. Le Marchildon urbain » Blog Archive » À qui profite la guerre? Says:

    [...] Ce soir, j’en ai fait l’écoute, et je dois dire que je suis aussi ébranlé qu’en visionnant Une vérité qui dérange (An Inconvenient Truth). J’en conseille fortement le visionnement pour toute personne voulant se faire une meilleure idée de ce que sera le monde le siècle prochain si nous laissons les corporations prendre le contrôle de notre démocratie comme elles le font aux États-Unis. [...]

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